Ouvrage : «L'Exposition de soi. Du journal intime aux Webcams»
Auteur : Anne Cauquelin
- Dans ce livre Anne Cauquelin nous montre comment les journaux intimes engendrent bon nombres de transformations, en passant pourtant á de simples écrits personnels propre á l’auteur, aux dispositifs des NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. Ainsi á l'heure où l'autobiographie, l'autofiction et les journaux intimes prolifèrent, l'ouvrage d'Anne Cauquelin vient nous éclairer sur cette vieille pratique, constamment renouvelée, qu'est l'écriture de soi. Trouvant ses ancêtres chez Montaigne et Rousseau, ce mode d'écriture s'est considérablement étendu grâce notamment aux évolutions technologiques. Au support premier de l'écriture de soi, la feuille de papier ou le livre, s'ajoutent aujourd'hui des " cyber-supports " tels que le journal sur Internet ou la webcam. C'est ainsi qu'il nous faut désormais parler " d'exposition de soi " cette formule permettant de prendre en compte ces nouveaux moyens d'expression. Le champ d'investigation était jusqu'alors restreint à l'étude de l'intime dans des corpus principalement littéraires qui utilisaient les supports les plus courants. Mais aujourd'hui, comme le note l'auteur, " le réseau numérique ou Internet offre aux auteurs un espace d'inscription apte à capter toutes sortes de messages et à les distribuer largement à tous ceux qui peuvent et veulent les capter " et permet une transcription " illustrée et sonore, sorte de prise directe sur le ‘réel', et une transmission en un temps que l'on dit aussi ‘réel'. " (p. 6-7) De la crainte d'être lu, les diaristes passent donc au désir de s'exposer. Remarquons que le champ de recherche de l'auteur, dans ce livre, s'élargit en outre à d'autres pratiques artistiques, picturales notamment.
- Dans un premier temps, Anne Cauquelin se penche sur " quelques dispositifs " (chapitre 2) utilisés par les auteurs de journaux intimes. L'écriture, plus particulièrement l'écriture de soi, est aussi une cérémonie où les rituels ont une grande importance. Des petits cahiers et autres carnets chers aux adolescents, au " scrap-book ", variante admettant " plus volontiers le regard extérieur dans la mesure où ce qui est collé dans l'album sont des traces d'événements collectifs " (p. 13) l'auteur analyse la pratique de cette forme d'écriture à travers, entres autres, les exemples de Woolf et Amiel ou encore Wittgenstein. C'est ensuite sur les lieux que se porte l'attention de Cauquelin. Bars, café technos, endroits secrets, ou voitures sont autant de lieux révélateurs de la disparité de cette pratique littéraire. L'écriture du journal étant une expérience régulière, l'analyse se penche alors sur le temps, les temps de l'écriture, permettant ainsi la transition avec le chapitre 3 : " Écrire le temps. Quelques pas dans la phénoménologie du temps."
- Le diariste se livre à une véritable quête de soi-même, il se met à la recherche d'un moi sans cesse changeant, recherche absolue car visant " l'être dans sa dimension totale. " Ainsi, " il est à la fois celui qui part à la recherche et celui qui, poursuivi, n'est lui-même que dans son échappée. " (p. 26) Ce souci du temps est envisagé à travers l'étude des oeuvres de quelques artistes contemporains, notamment On Kawara et ces " date paintings ". Fait intéressant, chez cet artiste le sujet disparaît totalement au profit " d'une expérience du temps " (p. 30) dans la mesure où seuls les dates et itinéraires sont présentés au lecteur ou public. Plus loin, Anne Cauquelin étudie les photographies de Roman Opalka représentant un double portrait à deux âges différents de la vie et qui mettent en scène le moi et le temps, l'exposition du moi dans le temps (cette pratique n'est pas sans rappeler celle de Rembrandt). Mais les supports là aussi varient. Patrick Morelli, avec Le Crépuscule des jours utilise pour sa part un site Internet sur lequel il offre " à l'internaute un calendrier quotidien de poésie, d'adages, d'informations choisies, d'images inédites " (p. 39) et, tout en renouant avec les vieux almanachs, propose ainsi un travail par nature et définition inachevé.
- Le chapitre 4 nous révèle que le cercle s'élargit par l'intermédiaire du cyber-journal, ce dernier étant la marque d'une réelle volonté de l'exposition du moi et marquant le passage du journal intime au " journal intime-public. " (p. 44) Mais le fait de publier un journal en ligne révèle selon l'auteur un paradoxe : alors que le web offre un espace de diffusion très large, plus large que celui d'une librairie classique, " écrire en ligne et s'exposer sur le réseau paraît un acte moins ‘public' que celui d'écrire et publier sur la chaîne éditoriale. " (p. 51) Au désir de s'exposer sur Internet correspond un désir de passer incognito rendu possible par le grand nombre de diaristes qui partagent la même activité.
- Le dernier chapitre, " Un oeil sur la maison ", examine " le dernier des avatars du journal " (p. 55), la webcam. Cette avancée technologique vient bouleverser les postures et le comportement de l'écrivain du journal intime. En effet, " la capture et la diffusion " (p. 57) deviennent instantanées. Le grand bouleversement que produit cette démarche c'est que, contrairement à l'écriture du journal, quelque soit son support, le lecteur ou le public ne " peut pas n'être pas là " (p. 62). " La lecture " de ce type de journal diffère aussi des journaux traditionnels puisque " le lecteur " est soumis à la webcam qui maîtrise le défilement des images, le rythme. Impossible ici de connaître la fin… Cette pratique répond alors à un désir de réalité. Dans une société où la vérité ne fait plus l'objet de recherches philosophiques, où la sincérité peut être remise en cause, l'existence devient une " valeur sûre " de laquelle on ne peut douter. Comme le signale l'auteur, le terme réalité " envahit notre vocabulaire quotidien " (p. 71), de la télé-réalité aux reality shows en passant par la real politique. Ce besoin de s'exposer serait une volonté de garantir sa réalité et donc son existence. Pathétique recherche donc, d'autant qu'elle aboutit souvent à l'effet opposé : " l'image, la fiction, l'arrangement et l'audience " (p. 85)
- Cette étude nous semble d'une actualité brûlante. À l'heure de la télé-réalité montrée alors que se fait entendre une demande toujours plus grande de transparence, l'analyse proposée n'a pas pour fin de porter un jugement moral sur ces pratiques omniprésentes dans notre société contemporaine. Ce sont des outils pour comprendre un phénomène qu'elle apporte au lecteur, un petit système d'interprétation, qui jusque-là faisait défaut. Cette philosophe se livre à une sorte de phénoménologie des sites perso en les replaçant dans la perspective de pratiques plus anciennes.
lundi 28 décembre 2009
Anne Cauquelin, «L'Exposition de soi. Du journal intime aux Webcams»
Anne Cauquelin, «L'Exposition de soi. Du journal intime aux Webcams»
-Dans ce livre Anne Cauquelin nous montre comment les journaux intimes engendrent bon nombres de transformations, en passant pourtant á de simples écrits personnels propre á l’auteur, aux dispositifs des NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. Ainsi á l'heure où l'autobiographie, l'autofiction et les journaux intimes prolifèrent, l'ouvrage d'Anne Cauquelin vient nous éclairer sur cette vieille pratique, constamment renouvelée, qu'est l'écriture de soi. Trouvant ses ancêtres chez Montaigne et Rousseau, ce mode d'écriture s'est considérablement étendu grâce notamment aux évolutions technologiques. Au support premier de l'écriture de soi, la feuille de papier ou le livre, s'ajoutent aujourd'hui des " cyber-supports " tels que le journal sur Internet ou la webcam. C'est ainsi qu'il nous faut désormais parler " d'exposition de soi " cette formule permettant de prendre en compte ces nouveaux moyens d'expression. Le champ d'investigation était jusqu'alors restreint à l'étude de l'intime dans des corpus principalement littéraires qui utilisaient les supports les plus courants. Mais aujourd'hui, comme le note l'auteur, " le réseau numérique ou Internet offre aux auteurs un espace d'inscription apte à capter toutes sortes de messages et à les distribuer largement à tous ceux qui peuvent et veulent les capter " et permet une transcription " illustrée et sonore, sorte de prise directe sur le ‘réel', et une transmission en un temps que l'on dit aussi ‘réel'. " (p. 6-7) De la crainte d'être lu, les diaristes passent donc au désir de s'exposer. Remarquons que le champ de recherche de l'auteur, dans ce livre, s'élargit en outre à d'autres pratiques artistiques, picturales notamment.
-Dans un premier temps, Anne Cauquelin se penche sur " quelques dispositifs " (chapitre 2) utilisés par les auteurs de journaux intimes. L'écriture, plus particulièrement l'écriture de soi, est aussi une cérémonie où les rituels ont une grande importance. Des petits cahiers et autres carnets chers aux adolescents, au " scrap-book ", variante admettant " plus volontiers le regard extérieur dans la mesure où ce qui est collé dans l'album sont des traces d'événements collectifs " (p. 13) l'auteur analyse la pratique de cette forme d'écriture à travers, entres autres, les exemples de Woolf et Amiel ou encore Wittgenstein. C'est ensuite sur les lieux que se porte l'attention de Cauquelin. Bars, café technos, endroits secrets, ou voitures sont autant de lieux révélateurs de la disparité de cette pratique littéraire. L'écriture du journal étant une expérience régulière, l'analyse se penche alors sur le temps, les temps de l'écriture, permettant ainsi la transition avec le chapitre 3 : " Écrire le temps. Quelques pas dans la phénoménologie du temps."
-Le diariste se livre à une véritable quête de soi-même, il se met à la recherche d'un moi sans cesse changeant, recherche absolue car visant " l'être dans sa dimension totale. " Ainsi, " il est à la fois celui qui part à la recherche et celui qui, poursuivi, n'est lui-même que dans son échappée. " (p. 26) Ce souci du temps est envisagé à travers l'étude des oeuvres de quelques artistes contemporains, notamment On Kawara et ces " date paintings ". Fait intéressant, chez cet artiste le sujet disparaît totalement au profit " d'une expérience du temps " (p. 30) dans la mesure où seuls les dates et itinéraires sont présentés au lecteur ou public. Plus loin, Anne Cauquelin étudie les photographies de Roman Opalka représentant un double portrait à deux âges différents de la vie et qui mettent en scène le moi et le temps, l'exposition du moi dans le temps (cette pratique n'est pas sans rappeler celle de Rembrandt). Mais les supports là aussi varient. Patrick Morelli, avec Le Crépuscule des jours utilise pour sa part un site Internet sur lequel il offre " à l'internaute un calendrier quotidien de poésie, d'adages, d'informations choisies, d'images inédites " (p. 39) et, tout en renouant avec les vieux almanachs, propose ainsi un travail par nature et définition inachevé.
-Le chapitre 4 nous révèle que le cercle s'élargit par l'intermédiaire du cyber-journal, ce dernier étant la marque d'une réelle volonté de l'exposition du moi et marquant le passage du journal intime au " journal intime-public. " (p. 44) Mais le fait de publier un journal en ligne révèle selon l'auteur un paradoxe : alors que le web offre un espace de diffusion très large, plus large que celui d'une librairie classique, " écrire en ligne et s'exposer sur le réseau paraît un acte moins ‘public' que celui d'écrire et publier sur la chaîne éditoriale. " (p. 51) Au désir de s'exposer sur Internet correspond un désir de passer incognito rendu possible par le grand nombre de diaristes qui partagent la même activité.
-Le dernier chapitre, " Un oeil sur la maison ", examine " le dernier des avatars du journal " (p. 55), la webcam. Cette avancée technologique vient bouleverser les postures et le comportement de l'écrivain du journal intime. En effet, " la capture et la diffusion " (p. 57) deviennent instantanées. Le grand bouleversement que produit cette démarche c'est que, contrairement à l'écriture du journal, quelque soit son support, le lecteur ou le public ne " peut pas n'être pas là " (p. 62). " La lecture " de ce type de journal diffère aussi des journaux traditionnels puisque " le lecteur " est soumis à la webcam qui maîtrise le défilement des images, le rythme. Impossible ici de connaître la fin… Cette pratique répond alors à un désir de réalité. Dans une société où la vérité ne fait plus l'objet de recherches philosophiques, où la sincérité peut être remise en cause, l'existence devient une " valeur sûre " de laquelle on ne peut douter. Comme le signale l'auteur, le terme réalité " envahit notre vocabulaire quotidien " (p. 71), de la télé-réalité aux reality shows en passant par la real politique. Ce besoin de s'exposer serait une volonté de garantir sa réalité et donc son existence. Pathétique recherche donc, d'autant qu'elle aboutit souvent à l'effet opposé : " l'image, la fiction, l'arrangement et l'audience " (p. 85)
-Cette étude nous semble d'une actualité brûlante. À l'heure de la télé-réalité montrée alors que se fait entendre une demande toujours plus grande de transparence, l'analyse proposée n'a pas pour fin de porter un jugement moral sur ces pratiques omniprésentes dans notre société contemporaine. Ce sont des outils pour comprendre un phénomène qu'elle apporte au lecteur, un petit système d'interprétation, qui jusque-là faisait défaut. Cette philosophe se livre à une sorte de phénoménologie des sites perso en les replaçant dans la perspective de pratiques plus ancienne.
Diallo Koly
-Dans ce livre Anne Cauquelin nous montre comment les journaux intimes engendrent bon nombres de transformations, en passant pourtant á de simples écrits personnels propre á l’auteur, aux dispositifs des NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. Ainsi á l'heure où l'autobiographie, l'autofiction et les journaux intimes prolifèrent, l'ouvrage d'Anne Cauquelin vient nous éclairer sur cette vieille pratique, constamment renouvelée, qu'est l'écriture de soi. Trouvant ses ancêtres chez Montaigne et Rousseau, ce mode d'écriture s'est considérablement étendu grâce notamment aux évolutions technologiques. Au support premier de l'écriture de soi, la feuille de papier ou le livre, s'ajoutent aujourd'hui des " cyber-supports " tels que le journal sur Internet ou la webcam. C'est ainsi qu'il nous faut désormais parler " d'exposition de soi " cette formule permettant de prendre en compte ces nouveaux moyens d'expression. Le champ d'investigation était jusqu'alors restreint à l'étude de l'intime dans des corpus principalement littéraires qui utilisaient les supports les plus courants. Mais aujourd'hui, comme le note l'auteur, " le réseau numérique ou Internet offre aux auteurs un espace d'inscription apte à capter toutes sortes de messages et à les distribuer largement à tous ceux qui peuvent et veulent les capter " et permet une transcription " illustrée et sonore, sorte de prise directe sur le ‘réel', et une transmission en un temps que l'on dit aussi ‘réel'. " (p. 6-7) De la crainte d'être lu, les diaristes passent donc au désir de s'exposer. Remarquons que le champ de recherche de l'auteur, dans ce livre, s'élargit en outre à d'autres pratiques artistiques, picturales notamment.
-Dans un premier temps, Anne Cauquelin se penche sur " quelques dispositifs " (chapitre 2) utilisés par les auteurs de journaux intimes. L'écriture, plus particulièrement l'écriture de soi, est aussi une cérémonie où les rituels ont une grande importance. Des petits cahiers et autres carnets chers aux adolescents, au " scrap-book ", variante admettant " plus volontiers le regard extérieur dans la mesure où ce qui est collé dans l'album sont des traces d'événements collectifs " (p. 13) l'auteur analyse la pratique de cette forme d'écriture à travers, entres autres, les exemples de Woolf et Amiel ou encore Wittgenstein. C'est ensuite sur les lieux que se porte l'attention de Cauquelin. Bars, café technos, endroits secrets, ou voitures sont autant de lieux révélateurs de la disparité de cette pratique littéraire. L'écriture du journal étant une expérience régulière, l'analyse se penche alors sur le temps, les temps de l'écriture, permettant ainsi la transition avec le chapitre 3 : " Écrire le temps. Quelques pas dans la phénoménologie du temps."
-Le diariste se livre à une véritable quête de soi-même, il se met à la recherche d'un moi sans cesse changeant, recherche absolue car visant " l'être dans sa dimension totale. " Ainsi, " il est à la fois celui qui part à la recherche et celui qui, poursuivi, n'est lui-même que dans son échappée. " (p. 26) Ce souci du temps est envisagé à travers l'étude des oeuvres de quelques artistes contemporains, notamment On Kawara et ces " date paintings ". Fait intéressant, chez cet artiste le sujet disparaît totalement au profit " d'une expérience du temps " (p. 30) dans la mesure où seuls les dates et itinéraires sont présentés au lecteur ou public. Plus loin, Anne Cauquelin étudie les photographies de Roman Opalka représentant un double portrait à deux âges différents de la vie et qui mettent en scène le moi et le temps, l'exposition du moi dans le temps (cette pratique n'est pas sans rappeler celle de Rembrandt). Mais les supports là aussi varient. Patrick Morelli, avec Le Crépuscule des jours utilise pour sa part un site Internet sur lequel il offre " à l'internaute un calendrier quotidien de poésie, d'adages, d'informations choisies, d'images inédites " (p. 39) et, tout en renouant avec les vieux almanachs, propose ainsi un travail par nature et définition inachevé.
-Le chapitre 4 nous révèle que le cercle s'élargit par l'intermédiaire du cyber-journal, ce dernier étant la marque d'une réelle volonté de l'exposition du moi et marquant le passage du journal intime au " journal intime-public. " (p. 44) Mais le fait de publier un journal en ligne révèle selon l'auteur un paradoxe : alors que le web offre un espace de diffusion très large, plus large que celui d'une librairie classique, " écrire en ligne et s'exposer sur le réseau paraît un acte moins ‘public' que celui d'écrire et publier sur la chaîne éditoriale. " (p. 51) Au désir de s'exposer sur Internet correspond un désir de passer incognito rendu possible par le grand nombre de diaristes qui partagent la même activité.
-Le dernier chapitre, " Un oeil sur la maison ", examine " le dernier des avatars du journal " (p. 55), la webcam. Cette avancée technologique vient bouleverser les postures et le comportement de l'écrivain du journal intime. En effet, " la capture et la diffusion " (p. 57) deviennent instantanées. Le grand bouleversement que produit cette démarche c'est que, contrairement à l'écriture du journal, quelque soit son support, le lecteur ou le public ne " peut pas n'être pas là " (p. 62). " La lecture " de ce type de journal diffère aussi des journaux traditionnels puisque " le lecteur " est soumis à la webcam qui maîtrise le défilement des images, le rythme. Impossible ici de connaître la fin… Cette pratique répond alors à un désir de réalité. Dans une société où la vérité ne fait plus l'objet de recherches philosophiques, où la sincérité peut être remise en cause, l'existence devient une " valeur sûre " de laquelle on ne peut douter. Comme le signale l'auteur, le terme réalité " envahit notre vocabulaire quotidien " (p. 71), de la télé-réalité aux reality shows en passant par la real politique. Ce besoin de s'exposer serait une volonté de garantir sa réalité et donc son existence. Pathétique recherche donc, d'autant qu'elle aboutit souvent à l'effet opposé : " l'image, la fiction, l'arrangement et l'audience " (p. 85)
-Cette étude nous semble d'une actualité brûlante. À l'heure de la télé-réalité montrée alors que se fait entendre une demande toujours plus grande de transparence, l'analyse proposée n'a pas pour fin de porter un jugement moral sur ces pratiques omniprésentes dans notre société contemporaine. Ce sont des outils pour comprendre un phénomène qu'elle apporte au lecteur, un petit système d'interprétation, qui jusque-là faisait défaut. Cette philosophe se livre à une sorte de phénoménologie des sites perso en les replaçant dans la perspective de pratiques plus ancienne.
Diallo Koly
mardi 24 mars 2009
le français quebecois en compote
C'est dans la tourmente que l'Office québécois de la langue française (OQLF) a rendu public, son bilan quinquennal sur la situation du français au Québec.
Une analyse préliminaire de ce bilan, qui s'appuie sur 18 fascicules et études, permet de constater que la langue française est en léger recul au Québec, plus particulièrement à Montréal. Comment expliquer ce phénomène ?
Une analyse préliminaire de ce bilan, qui s'appuie sur 18 fascicules et études, permet de constater que la langue française est en léger recul au Québec, plus particulièrement à Montréal. Comment expliquer ce phénomène ?
lundi 9 mars 2009
the one
Quelle est la langue susceptible d’être universelle, c'est-à-dire parlée et maitrisée par tous les habitants de la planète ? Certains ont inventé une de toute pièces : l’esperanto, mais en vain elle n'est pas sortie d'un petit cerle de pécialistes, d'autres affirment que c’est l’anglais qui est en passe de le devenir, d’autres prétendent au contraire que c'est la musique, d'autres les mathématiques.
mardi 3 mars 2009
La langue magique
De nos jours pensez-vous qu'i y ait une langue universelle commune dominante qui pourrait remplacer les autres langues comme on le faisait dans le passé par exemple pour des fins commerciales?
Inscription à :
Articles (Atom)